Un film d'action bourrin à souhait + une sortie québécoise précoce d'environ deux mois = voilà ma critique de The raid !
Le synopsis made in moi, puisque les autres (Allociné, Wiki) sont médiocres : "Un chef mafieux possède un immeuble transformé en forteresse : le centre
de son business où il loue à de mécréants fugitifs un refuge contre la police ou les gangs. Toutes les attaques contre cet immeuble se sont conclues par des échecs, mais une équipe de policiers
d'élite est tout de même envoyée pour capturer le boss. Ce sera donc un combat sans merci entre la police et le mal : le chef mafieux, ses deux bras droits (ses acolytes, pas ses deux
membres supérieurs), et les malfrats locataires."
Film découvert par l'intermédiaire de Mike
Shinoda (Linkin Park, Fort Minor), qui en a écrit la musique et en fait beaucoup de pub sur les réseaux sociaux. Parce que je suis fan de Shinoda (qui ne peut par
conséquent pas se tromper...), et pour plusieurs autres choses, il m'était légitime d'espérer beaucoup de The raid : film d'action asiatique interdit au moins de 16ans, quelques
nominations dans des festivals (avec le prix du public à celui de Toronto en septembre 2011), une bande-annonce qui envoie ce qu'il faut d'hémoglobine et de tatanes dans la gueule, et quelques
critiques l'annonçant comme le meilleur film d'action des 10-15 dernières années...
Réalisé par Gareth Evans dont j'ignorais
l'existence avant la découverte de ce film indonésien, The raid est porté par Iko Uwais qui est au Silat ce que Tony Jaa est à la Muay Thai (ou... Shinoda à la musique) : un mec qui
déchire.
Pour commencer, il me semble urgent de préciser qu'il n'est
pas nécessaire d'emporter son cerveau avec soi pour apprécier ce film : au contraire ! Le scénario tient sur un post-it (recto-verso, mais post-it quand même) : une histoire avec
quelques rebondissements, mais au sens de deux ou trois ricochets dans l'eau....
Là où ce film se démarque des autres productions du
genre, c'est principalement par sa réalisation : si on enlève deux ou trois très courts passages où on ne comprend pas grand-chose en raison d'une luminosité douteuse, la réalisation est
superbe et immersive. Des jeux de lumière et des mouvements de caméra placent au coeur de l'action. Il y a également de bonnes idées de combats, une bonne gestion de l'espace (c'est un huis clos,
mais l'action se déroule sur plusieurs étages de l'immeuble), de la violence (même si j'en voulais plus : des démembrements, des litres de sang, des entrailles, des cervelles sur le mur, des
oreilles sur le sol, bref du gore : déjà interdit -16ans autant y aller franchement !), des combats en 1 contre 1, 1 contre 36, et même 2 contre 1 dans un combat épique (supériorité des gentils,
assez rare pour être signalé). Et enfin une bande-son extraordinairement géniale de Mike Shinoda.
Restent deux points négatifs : premièrement
la scène d'introduction où on voit que le héros du film a une femme enceinte... ça n'a juste aucun intérêt si ce n'est de vouloir ajouter de manière grossière le quota d'émotion minimal dans un
film qui devrait rester vierge de sensiblerie. Deuxièmement, ça reste un film d'action pur et brut, donc n'en attendez rien d'autre à moins d'être déçu (comme moi).
Bref, très bon film d'action/arts martiaux qui certes ne révolutionne pas le genre, mais représente un poids lourd de sa catégorie grâce à ses qualités de mise en scène et de réalisation.
Une tuerie.
P.S : Le lien pour cette exceptionnelle BO, c'est ICI !
Vive les geeks, vive les bourrins, et vive le cinéma (de divertissement) !
@+
DTJ
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