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Le Tching's Ciné entend proposer, au découragement outragé de son lecteur pourtant bien téméraire, l'arbitraire immodeste de son oeil critique, aguerri sur les rares films dont il aura bien daigné faire la découverte.

 

En somme des analyses, des critiques, la vérité, et surtout une rencontre, lecteur et néanmoins déjà ami, entre toi, et moi...

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Lundi 16 avril 2012 1 16 /04 /Avr /2012 17:40

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Un film d'action bourrin à souhait + une sortie québécoise précoce d'environ deux mois = voilà ma critique de The raid !


Le synopsis made in moi, puisque les autres (Allociné, Wiki) sont médiocres : "Un chef mafieux possède un immeuble transformé en forteresse : le centre de son business où il loue à de mécréants fugitifs un refuge contre la police ou les gangs. Toutes les attaques contre cet immeuble se sont conclues par des échecs, mais une équipe de policiers d'élite est tout de même envoyée pour capturer le boss. Ce sera donc un combat sans merci entre la police et le mal : le chef mafieux, ses deux bras droits (ses acolytes, pas ses deux membres supérieurs), et les malfrats locataires."

                       Film découvert par l'intermédiaire de Mike Shinoda (Linkin Park, Fort Minor), qui en a écrit la musique et en fait beaucoup de pub sur les réseaux sociaux. Parce que je suis fan de Shinoda (qui ne peut par conséquent pas se tromper...), et pour plusieurs autres choses, il m'était légitime d'espérer beaucoup de The raid : film d'action asiatique interdit au moins de 16ans, quelques nominations dans des festivals (avec le prix du public à celui de Toronto en septembre 2011), une bande-annonce qui envoie ce qu'il faut d'hémoglobine et de tatanes dans la gueule, et quelques critiques l'annonçant comme le meilleur film d'action des 10-15 dernières années...

                        Réalisé par Gareth Evans dont j'ignorais l'existence avant la découverte de ce film indonésien, The raid est porté par Iko Uwais qui est au Silat ce que Tony Jaa est à la Muay Thai (ou... Shinoda à la musique) : un mec qui déchire.

                       Pour commencer, il me semble urgent de préciser qu'il n'est pas nécessaire d'emporter son cerveau avec soi pour apprécier ce film : au contraire ! Le scénario tient sur un post-it (recto-verso, mais post-it quand même) : une histoire avec quelques rebondissements, mais au sens de deux ou trois ricochets dans l'eau....

                        Là où ce film se démarque des autres productions du genre, c'est principalement par sa réalisation : si on enlève deux ou trois très courts passages où on ne comprend pas grand-chose en raison d'une luminosité douteuse, la réalisation est superbe et immersive. Des jeux de lumière et des mouvements de caméra placent au coeur de l'action. Il y a également de bonnes idées de combats, une bonne gestion de l'espace (c'est un huis clos, mais l'action se déroule sur plusieurs étages de l'immeuble), de la violence (même si j'en voulais plus : des démembrements, des litres de sang, des entrailles, des cervelles sur le mur, des oreilles sur le sol, bref du gore : déjà interdit -16ans autant y aller franchement !), des combats en 1 contre 1, 1 contre 36, et même 2 contre 1 dans un combat épique (supériorité des gentils, assez rare pour être signalé). Et enfin une bande-son extraordinairement géniale de Mike Shinoda.

                       Restent deux points négatifs : premièrement la scène d'introduction où on voit que le héros du film a une femme enceinte... ça n'a juste aucun intérêt si ce n'est de vouloir ajouter de manière grossière le quota d'émotion minimal dans un film qui devrait rester vierge de sensiblerie. Deuxièmement, ça reste un film d'action pur et brut, donc n'en attendez rien d'autre à moins d'être déçu (comme moi).

Bref, très bon film d'action/arts martiaux qui certes ne révolutionne pas le genre, mais représente un poids lourd de sa catégorie grâce à ses qualités de mise en scène et de réalisation. Une tuerie.

 

3 eÌ toiles et demi

 

 

 

P.S : Le lien pour cette exceptionnelle BO, c'est ICI !

 

 

 

 

Vive les geeks, vive les bourrins, et vive le cinéma (de divertissement) !
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DTJ


 

 

 

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Par Tching - Publié dans : L'oeil de DTJ, le geek-caribou - Communauté : 1 article = 1 film
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Vendredi 30 mars 2012 5 30 /03 /Mars /2012 16:00

Les critiques expresses, c'est un principe : "la vie est courte", et puis un remords : écrire, quand même un peu, sur ce fichu blog. Aujourd'hui, quatrième numéro des Critiques expresses, consacré à deux films, je sais, c'est épique : Equilibrium, Les demoiselles de Rochefort. Tout n'est pas bon, c'est le moins qu'on puisse dire.

 

Equilibrium - 2002

 

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                          Film moyen de Kurt Wimmer, fiction débutant pourtant dans un cadre bien senti, et dans la continuité des oeuvres "d'anticipation" (Le meilleur des mondes ou 1984) : dans le futur, la paix a succédé aux guerres et leurs massacres gratuits, mais au profit d'une dictature policée en mode Big Brother menée par un guide spirituel, Le Père. Pour maintenir la paix et le bonheur, la société impose à tous ses sujets l'inoculation quotidienne d'une substance régulatrice et inhibitrice, le Prozium, réduisant à rien toute émotion, toute sensation, toute petite graine d'intensité et de vie. Et toute tentative visant à nuire ou à s'émanciper de cette grande cité castratrice est punie : tout projet pour retrouver ses pulsions et instincts vitaux, toute révolte contre le pouvoir souverain du Père ou contre la loi bienveillante de la cité Libria est sanctionnée par la mort, nette et rapide. Toute cette mise en scène "science-fiction" est riche en idées certes, bien que puisant la majorité de celles-ci dans les classiques du genre ; mais la manière de mettre tout ça en ordre et en images n'est pas lumineuse, loin s'en faut (cf. cette introduction particulièrement risible en voix off avec des plans de Saddam Hussein). On suit, en guise de fil conducteur, l'aventure particulière du héros, de l'élu (au sens matrixien du terme) John Preston (Christian Bale, dont ce n'est pas le meilleur film...), bras droit armé du Père et de la police de Libria, massacrant dans l'oeuf, et sans le moindre sentiment de surcroît, tout embryon de résistance. Beau, impitoyable, invincible, mais serf.

                           Seulement, John Preston vient à perdre sa pillule, ne la remplace pas, ne prend pas la seconde, et retrouve peu à peu le sous-sol vital de pulsions et de sentiments annihilés par le Prozium. Sous la comédie sociale maintenue pas le poison, la luxuriante nature, la vie et ses richesses. Plutôt que d'enquêter sur la résistance afin de l'anéantir, John Preston y est conduit au sens d'une tentation, d'une redécouverte, d'une renaturalisation salvatrice. Le problème quand même d'Equilibrium, ce n'est pas la parti pris de la science-fiction, ce n'est même pas les scènes d'action et de combat plutôt réussis et envisagés sous un angle assez neuf, c'est le manque d'intelligence et de sensibilité qu'il manifeste dans tout cette perspective-là, de "renaturalisation". Je passe sous silence la pauvreté affligeante des dialogues, les interprétations figées et démodées des acteurs en mode "je ne ressens rien" et la laideur des décors ou des costumes (qui mêlent savamment religion et Star Wars...). Mais tout ce retour à l'humaine condition par le truchement d'un air de Beethov, d'une pulsion sexuelle consécutive à un regard puis à une caresse, ou d'un rapport affectif pour un chien (rien à voir, cela dit et c'est dommage, avec la pulsion sexuelle précedemment décrite) est d'une niaiserie peu commune. En d'autres termes le schéma général n'est pas mauvais, bien que pompé dans ses grandes lignes, mais son développement phénoménal est quand même fichtrement moisi. Un chien quand même... Et puis une résistance sous-terraine, en haillons, mais humaine tellement humaine, attendant son Messie pour renverser le despotisme hypocrite... C'est à vomir de bêtise. Et pourquoi, pourquoi diable s'est-on vu obligé de nous gaver au surplus d'une histoire d'amour tragique dans le passé refoulé de John Preston ? L'anticipation n'autorise pas tout ; encore faut-il ne pas être profondément attardé pour le reste... Bim, 10/20. Sorry Christian.

 

2 étoiles et demi

 

 

Les demoiselles de Rochefort - 1967

 

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                             Médiocre film de Jacques demy et d'Angès Varda, classique parmi les comédies musicales, avec ses airs mémorables et j'ose espérer, pour mon salut, oubliables. Il y a une volonté insupportable de joie dans Les demoiselles de Rochefort : trop de couleurs vives amoncelées, trop de vert, de rose et de jaune, trop de mouvement, trop d'envie, trop d'enthousiasme délirant, trop d'insouciance gaie, trop. Ca déborde d'intentions et ça dégouline de bons sentiments, le mal est évacué, le négatif rejeté dans un outre-monde, la laideur et la tristesse refoulées (ou dans un passé bientôt relevé en une apothéose finale, ou dans un à-côté sordide - le journal et l'affaire de meurtre, de dépecage, qui attend elle aussi résolution). Les demoiselles de Rochefort présente une multitude de corps dansant et festoyant pour rien, dans un monde qui ne connaît ni misère ni tristesse, mais qui attend seulement une fusion, l'amour : les deux jumelles, Solange (Françoise Dorléac) et Delphine (Catherine Deneuve), sont deux anges, deux muses, en quête pourtant d'exaltation sentimentale. En un sens, tout fonctionne selon une logique binaire dans le film : le couple (hétérosexuel, faut pas déconner) est la norme absolue, et si quelques couples sont formés d'emblée, c'est pour disparaître en tant que couple d'amis (forains) ou de soeurs et tendre toujours davantage vers le couple fusionnel homme-femme, bonheur ultime. Disons le tout net, la musique et  la danse, horripilantes de gaieté sans bornes, accentuent la détestable surimpression des couleurs. Tout ça nous est en plus répété jusqu'au dégoût avec un sans-gêne improbe. Un dernier f***! pour tous les films musicaux qui rajoutent de la musique sur des mannequins mimant, c'est détestable.

                            L'autre chose, encore plus terrifiante, c'est toute cette structure d'harmonie pré-établie qui appelle comme si tout était joué par avance une réconciliation radieuse, une fin heureuse, les jumelles parvenant au grand amour, le vieux couple se reformant, et tout cela dans une succession d'emboîtements (je ne parle pas des protagonistes, mon Dieu, que sexe soit banni) successifs, de coups miraculeux et de retombées de dés parfaits. Le hasard fait si bien les choses... Tout le film tient dans ce portrait du jeune peintre, en quête de son idéal féminin et représentant sur une toile le portrait de Delphine, cet tension sans cesse empêchée, gênée, retardée (mais pour mieux finir), jusqu'à la réunion finale des deux élus. Fichues, fichues téléologies métahistoriques. Le tout offre le spectacle assez affligeant d'un excès de bonheur, à vous faire regretter 68. Et les passages en alexandrins ratés n'arrangent rien. Saluons, tout de même, la beauté et le charme hypnotiques de Catherine, qui inondent le film d'une grâce peu commune. Pour elle seulement, 12/20.

 

3 étoiles

 

 

 

Les Critiques expresses sur le Tching's Ciné :

 

 

1 - Un dimanche à la campagne, L'incroyable Hulk et A la folie, pas du tout

 

2 - Vivace et 8 femmes 

 

3 - The Patriot, The man from nowhere et Bitch Slap

 

 

 

 

 


Par Tching - Publié dans : Critiques - Communauté : Les anciens d'AlloCiné
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Mardi 6 mars 2012 2 06 /03 /Mars /2012 20:00

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                             Après quelques posts "grand public", me voici de retour sur le genre pour lequel on m'exploite : le film de geek ! Et comme Lilly le réclame depuis longtemps, ce sera Scott Pilgrim.

 

 

Synopsis d'Allociné : "Scott Pilgrim n’a jamais eu de problème à trouver une petite amie, mais s’en débarrasser s’avère plus compliqué. Entre celle qui lui a brisé le cœur – et qui est de retour en ville – et l’adolescente qui lui sert de distraction au moment où Ramona entre dans sa vie - en rollers - l’amour n’a jamais été chose facile. Il va cependant vite réaliser que le nouvel objet de son affection traîne les plus singulières casseroles jamais rencontrées : une infâme ligue d’ex qui contrôlent sa vie amoureuse et sont prêts à tout pour éliminer son nouveau prétendant. À mesure que Scott se rapproche de Ramona, il est confronté à une palette grandissante d’individus patibulaires qui peuplent le passé de sa dulcinée : du mesquin skateur à la rock star végétarienne en passant par une affreuse paire de jumeaux. Et s’il espère séduire l’amour de sa vie, il doit triompher de chacun d’eux avant que la partie soit bel et bien « over »."

 

 

                          Inspiré du comics book éponyme, ce film fantastique (et il faut le regarder comme tel) - réalisé par Edgard Wright, à qui l'on doit les excellents Shaun of the Dead et Hot fuzz (mais ici sans le duo Simon Pegg/Nick Frost) - s'adresse principalement (voire uniquement) aux personnes ayant une culture jeux vidéo/manga/comics ! Le film regorge de références à ces univers (voir la page wiki pour ceux que ça intéresse, ou encore mieux : le film), et se "déroule" comme un véritable jeu vidéo (sauf qu'on ne prend jamais le contrôle... vivement les prochaines avancées technologiques !).

 

                           Ce film a un gros point faible : l'intrigue. Cependant "osef" puisque Scott Pilgrim se débarrasse vite du fond, pour se concentrer sur la forme. Le côté geek poussé très loin est un parti pris qui risque de rebuter tous les newbies du domaine, mais c'est aussi la réussite du film.
                          Maintenant, en laissant de côté l'histoire, et en supposant que le "geek spirit" soit en vous, Scott Pilgrim est un petit bijou. On se retrouve devant un film multigenre (fantastique, comédie musicale, comédie romantique, teen movie, action, combat,...) plein de fraîcheur. Il y a un humour pointu (comme souvent avec Wright), des références/clins d'oeil en grande quantité (musiques de jeux connus, ambiances des jeux de combats, le logo d'Universal pixellisé, des onomatopées en pagaille, etc.), des transissions hallucinantes (voire étranges)... Bref, ça part dans tous les sens, et c'est bon !

                 Concernant le côté technique du film : réalisation originale et complètement barrée, jeux d'acteur volontairement décalés (mais bien interprétés par de jeunes acteurs), musique sympathique, montage style comics, et quelques guest.


Donc un bon film, très divertissant, qui s'adresse clairement à un style de spectateur (dont je fais manifestement partie), mais qui malheureusement manque d'un "petit quelque chose" qui le rendrait vraiment top ! GG Edgard !

 

 

 

3 étoiles et demi

 

 

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DTJ

 

 

 

 

 

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Par Tching - Publié dans : L'oeil de DTJ, le geek-caribou - Communauté : 1 article = 1 film
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« De même que le seul temps qui importe est celui du film, le seul ''personnage'' important est le spectateur. C'est dans sa tête que se déroule toute l'histoire, qui est exactement imaginée par lui. Encore une fois, l'oeuvre n'est pas un témoignage sur une réalité extérieure, mais elle est à elle-même sa propre réalité » A. R-G.

 
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